Je suis tombé, il y a déjà longtemps, sur un schéma publié par Search Engine Land qui résumait très bien le principe des flux RSS. L’image avait quelque chose de presque militant : elle montrait comment un simple flux pouvait relier un site, ses lecteurs, ses agrégateurs, ses outils de veille et même les moteurs de recherche.
À l’époque, RSS représentait surtout un confort de lecture. Aujourd’hui, il représente quelque chose de plus rare : un moyen de suivre le web sans dépendre d’un algorithme.
Et franchement, ce n’est pas rien.
Qu’est-ce qu’un flux RSS ?
RSS signifie Really Simple Syndication. C’est un format XML qui permet à un site de publier automatiquement ses nouveaux contenus dans un fichier structuré. Ce fichier contient généralement le titre de l’article, son lien, sa date de publication, un extrait, parfois l’image principale, et d’autres métadonnées utiles.
En clair, le site publie. Le flux se met à jour. Le lecteur RSS récupère l’information.
Pas besoin d’ouvrir vingt onglets. Pas besoin de rafraîchir une page d’accueil. Pas besoin d’attendre qu’un réseau social daigne afficher l’article dans un fil d’actualité.
RSS fait le travail proprement, en silence.
Le principe : centraliser l’information
Le système RSS est ingénieux parce qu’il évite de multiplier les marque-pages et les visites manuelles.
Au lieu d’ouvrir chaque site un par un, on ajoute leurs flux RSS dans un lecteur comme Feedly, Inoreader, NewsBlur, Netvibes ou FreshRSS. Ensuite, tous les nouveaux articles arrivent dans une seule interface.
C’est le même principe que le webmail pour les emails : on ne va pas frapper à la porte de chaque serveur. On centralise tout dans un outil unique, accessible depuis un ordinateur, une tablette ou un téléphone.